Lexihorror - La première histoire d'horreur faite par des juristes pour les étudiants en droit et les juristes !

November 3, 2016

 

Rédigée en 4 parties :

➡️ I - A)

➡️ I - B)

➡️ II - A)

➡️ II - B)

 

Ça vous rappelle quelque chose ? Des frissons à la vision du plan ? 😛

Pour Halloween🎃, l'équipe de Lexifiche vous met dans l'ambiance... 👻

Aurez-vous le courage d'aller jusqu'au II - B) ?!?

 

 

 

I Le droit est difficile et stressant et parfois peut rendre fou (à moins qu’on ne le soit déjà avant ?)  

 

A)      L’engagement unilatéral de faire sa dissertation un vendredi soir

 

Première année de fac de droit pour Jeanne.

Autant dire qu’elle survit et… surnage au milieu des tonnes d’ouvrages, heures de cours, fascicules de TD qui la submergent chaque semaine. Et encore heureux qu’elle ait Lexifiche (#FallaitBienLaFaire).

C’est tout naturellement qu’elle se trouvait un vendredi soir (encore) à rédiger sa dissertation en droit constitutionnel.

Un vendredi soir pendant les vacances de la Toussaint alors que toute sa famille était partie en vacances. 

C’est donc isolée dans sa grande maison désertée, plongée dans la pénombre (seule la lumière de son ordinateur l’éclairait encore faiblement) qu’elle entendit un bruit sourd… Un bruit sourd qui avait retenti - semble-t-il - contre la porte.

Peut-être son imagination ? Ou un réflexe de survie lui indiquant qu’il était temps de faire une pause ?

Le bruit sourd retentit encore, mais cette fois, plus vivement contre la porte. Définitivement, ce n’était ni son imagination, ni son instinct de survie. Mais quoi alors ?

 

B)      La notion de discernement un vendredi soir à 21 h après 4 heures ininterrompues de travail acharné sur son prochain TD

 

Le bruit sourd avait à nouveau retenti. Ce devait être quelqu’un qui toquait à la porte. Mais qui à cette heure là ? Elle n’a d’habitude aucune visite…

Jeanne se leva donc pour aller ouvrir. Elle passa devant la grande baie vitrée du salon et ouvrit la porte.

Personne.

Bizarre.

Personne.

Peut-être le fantôme de Michel Debré qui venait la hanter (#ReviseTaConstitution) ?

Elle referma la porte, se dirigea vers la table du salon où l’attendait bien sagement son II B).

Alors qu’elle passait devant la grande baie vitrée, elle distingua de l’autre côté une silhouette filer du côté de la porte d’entrée.

A nouveau, le bruit sourd retentit sur la porte…

Elle retourna vers la porte d’entrée, se stationna devant et attendit.

On toqua à la porte.

Jeanne sursauta.

Puis, elle se dit qu’elle était vraiment bête d’avoir peur.

Dans un élan de courage, elle décida d’ouvrir la porte.

C’était certainement un voisin qui venait voir ses parents ou chercher des œufs.

Et, soudain, alors qu’elle ouvrait la porte, un coup violent l’enfonça et l’ouvrit en grand en à peine une fraction de seconde. Elle sursauta à nouveau et se retrouva nez à nez avec une silhouette noire qui faisait bien une à deux têtes de plus qu’elle, et dont elle était incapable de déceler les traits du visage.

 

II Le droit est difficile et stressant et parfois peut attirer les fous

 

A)      Les conventions tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites

 

La silhouette avança vers Jeanne. La porte était désormais grande ouverte et plus rien ne les séparait. Jeanne recula.

 

« Bonsoir Jeanne, oh désolé, je t’ai fait peur. »

 

A l’approche du pas de porte, Jeanne, terrorisée, reconnut Edmond, un de ses voisins, et accessoirement jeune papa d’un fils adorable.

 

« Oh bonsoir Edmond, je ne t’avais pas reconnu. »

 

De là, ils échangent quelques bonnes paroles. Edmond vivait avec Camille, la mère de Théo, dans une des maisons presque en face de la sienne.

 

« Je voulais te demander. Je prépare une surprise pour Camille pour lundi. Est-ce que tu accepterais de garder Théo. On partirait vers 20 heures. Donc il serait couché, aurait mangé et serait lavé. Tu aurais juste à vérifier que tout se passe bien et on rentrerait, je ne sais pas, vers 2-3 heures du matin au plus tard. »

 

Elle qui avait besoin d’argent, c’était l’opportunité rêvée… Surtout qu’elle l’avait déjà gardé plusieurs fois et ça s’était toujours très bien passé. Et que cela lui permettrait de réviser son galop d’essai de jeudi en civil.

 

« C’est bon pour moi. »

 

Elle remercia Edmond et ferma la porte à clef.

Qu’elle était bête de se faire des frayeurs comme ça.

Mais lundi, elle avait oublié un petit détail : lundi, on serait le 31 octobre et ce serait Halloween… Pas sûr que ce soit une bonne idée Jeanne…

Mais de toute façon, une fois son accord donné, difficile de revenir dessus. N’est-ce pas ? #Article1103 #RDO

 

B)      La rupture du contrat de babysitting

 

Lundi 31, Jeanne se rendit donc chez Edmond et Camille. Théo était déjà couché au 1er étage et elle décida de s’installer dans le bureau d’à côté pour réviser au calme.

De la fenêtre, elle apercevait les enfants déguisés déambuler dans la rue, sonner aux portes des maisons et demander des bonbons. Pour sa part, elle ne répondait pas : déjà elle n’était pas chez elle, et en plus elle devait se concentrer pour réviser.

Ça faisait déjà bien une heure qu’elle révisait quand le téléphone sonna en bas. Elle hésita à répondre et, par peur que la sonnerie ne réveille Théo ou que ce ne soit ses parents, elle se précipita pour décrocher. Elle entendit alors, à l’autre bout du fil, un homme lui dire que si elle ne sortait pas de la maison, il la tuerait.

Pensant à une mauvaise blague, elle raccrocha mais regarda avant le numéro sur le combiné du téléphone : inconnu. Évidemment, une ligne privée…

Elle remonta et retourna réviser. Elle jeta un œil dehors et n’apercevait que des silhouettes noires errer autour de la maison. Des enfants mal éclairés par les lampadaires extérieurs bien sûr…

Au bout de 30 minutes, elle reçut un nouvel appel lui disant qu’il la tuerait si elle ne sortait pas bientôt de la maison. Elle raccrocha et appela le commissariat : les meilleures blagues sont les plus courtes.

Ce n’était pas comme ça qu’elle allait réussir à avaler son manuel de 700 pages de droit civil et préparer son galop d’essai. L’opératrice lui dit de garder l’homme en ligne environ une minute au téléphone pour qu’elle puisse le localiser.

30 minutes plus tard, l’homme rappela et elle le garda sur la ligne.

Il lui dit de sortir de la maison maintenant ou sinon il la tuerait.

L’homme raccrocha et l’opératrice rappela immédiatement pour lui dire de sortir de la maison le plus rapidement possible. L’appel provenait de la deuxième ligne de la maison située au deuxième étage…

 

Bouh !

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